Féminisée à tort dans la langue française,la saga est en fait , à l'origine, le féminin pluriel de sögur ce qui veut dire en vieux norvégien «récit». Ce genre littéraire, proche de la chanson de geste a vu le jour dès le XIIème siècle en Islande. Il s'agissait d'abord d'une tradition orale basée sur les déclamations, en prose, mais aussi parfois en vers, des bardes de la cour. Cette tradition a été importée en Islande par les colons venus de Norvège au IXème siècle de notre ère.

Ces Norvégiens y forment alors une élite et dotent le pays d'une organisation politico-juridique extrêmement stable. Cependant ces colons demeurent très attachés à leur passé historique et religieux. Ils conservent aussi le culte de la famille « aatt» qu'ils ont sacralisée, à l'instar d'une vieille coutume germanique. Ils connaissent sur le bout des doigts leur généalogie et transmettent cette passion aux Islandais.

Peu à peu les saga vont se forger. Elles leur permettront de relater les exploits de leurs grands rois et ancêtres ( ex: les «Volungasaga»). Progressivement les sagnamenn introduisent aussi dans leur récit, des souvenirs plus personnels, d'ordre purement familial ce qui fait que les saga constituent une mine de renseignements sur le plan ethnologique et historique.

Les saga ont fini par inclure plusieurs genres littéraires, de la Chanson de Geste (ex: la découverte du Groenland et de l'Amérique par Eric Le Rouge) au du Roman Historique (ex: «le Branna Njals Saga» ou la saga de «Njals Le Brûlé») en passant par la poésie ou la compilation de différentes sources littéraires, y compris étrangères (ex: la saga de Charlemagne - «Karlamagnuss Saga»). Souvent les sagnamenn sont restés anonymes.

Concept
Mot suivant

D'autres Thèmes